Bienvenue sur le site officiel du Réseau ConscienceS-citoyenneS !

Né d’une initiative spontanée et collective en septembre 2010, ce réseau a comme objectif ouvert d’œuvrer à la transition citoyenne illustrée à la page d’accueil. Ce réseau, basé à Lausanne dans le canton de Vaud (Suisse), fait écho à un sentiment de perplexité et de déception répétée par rapport à la réactivité de nos responsables politiques face aux enjeux urgents de la crise écologique. Nous pensons, toutefois, que cette absence de réactivité n’est pas due à des individus, mais à un système socio-économique dont ils – comme nous, du reste – dépendent pour leur sociabilité et pour leur stabilité économique. En effet, remettre en question le système signifie remettre en question leur dépendance à celui-ci. Concrètement, c’est comme si l’employé remettait en question son employeur (c’est comme “scier la branche sur laquelle nous sommes assis“). En outre, nos responsables politiques sont souvent issus d’un milieu favorisé de la population. Si cela n’est pas le cas à l’origine, ils le deviennent. Cette situation d’aisance les éloigne évidemment de l’urgence écologique et des crises sociales. A côté de cela, nous pouvons toujours prendre le parti d’œuvrer à l’alternative de manière individuelle, chacun de son côté, mais nous pensons que cette optique est bien trop lente et ne répond donc pas à l’exigence du siècle.

En ce sens, nous préconisons ici une approche systématique et intégrale. Une approche qui ne se limite pas à une proposition isolée, mais à une proposition globale qui prend en compte aussi bien la culture que la gouvernance ou l’économie politique. En effet, la crise écologique que nous vivons aujourd’hui et qui va s’aggraver avec le temps est la conséquence logique d’un modèle socio-économique dont le moteur est la productivité et la consommation effrénées de ses sujets. Le fonctionnement de ce système peut être représenté à travers l’image d’un serpent qui se mord la queue. A la base, il y a une provocation du désir, une production pour répondre à ce désir, puis une consommation. Ce cycle est infini. Mais surtout, plus ce cycle est rapide, plus le système socio-économique se porte bien. Cette logique qui rend malades les gens pour ensuite leur vendre le remède de leur maladie, est destructrice et pathologique à plusieurs niveaux.

Ainsi, quotidiennement, nous sommes à la fois victimes et coupables d’un conditionnement que nous reproduisons, sans le savoir. Bref, ce réseau cherche à échapper à ce conditionnement qui commence dès la petite enfance. Pour ce faire, il entend promouvoir une action réfléchie, collective et non violente basée sur le bon sens des citoyens. A ce propos, une des prémisses à ce bon sens est de reconnaître qu’il n’y a point d’harmonie, s’il n’y a pas d’abord de justice sociale. Nous ne pouvons pas prétendre non plus à la durabilité alors que nous croyons encore à la croissance sans limites.


Les citoyens d’aujourd’hui auront-ils le temps pour partager ou simplement lire les considérations citoyennes proposées ici ? Où sont-ils trop occupés dans la course individuelle à la reconnaissance ? Puis que signifie la reconnaissance au sein du capitalisme ? Comment mobiliser les gens ? Le citoyen semble vraiment préférer les illusions offertes par l’industrie du divertissement que les questions et actions citoyennes. Comment imaginer alors, une quelconque action ou réflexion, si le citoyen de ce monde ne sait lire que les majuscules dans une phrase ? Autrement dit, comment remplacer les médias du divertissement et du spectacle par la réflexion collective et sérieuse sur l’état et l’avenir du vivre-ensemble ? Comment repenser notre rapport à l’autre, débarrassé de l’intérêt capitaliste ? Que signifie « société », que signifie « citoyenneté »? Indubitablement, à travers toutes ces interrogations, il y a la question du sens qui se pose. Notre réseau essaie d’y réfléchir…

Luca
Lausanne, le 26 septembre 2010.




Ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas :

  • Nous sommes opposés à l’extrême droite ;
  • Nous sommes décroissants ;
  • Nous nous sentons proches de l’écosocialisme libertaire ;
  • Nous croyons à l’urgence de la crise écologique ;
  • Nous sommes des citoyens du monde ;
  • Nous sommes altermondialistes ;
  • Nous sommes pour une alternative radicale ;
  • Nous soutenons des causes humanistes en accord avec la nature ;
  • Nous sommes antimilitaristes ;
  • Nous soutenons le végétarisme.

  • Nous ne sommes pas « antisémites » ;
  • Nous ne sommes pas « complotistes » ;
  • Nous ne sommes pas « sectaire » ;
  • Nous ne soutenons pas le terrorisme religieux.


Nous pensons qu’une société qui (ce qui suit est librement inspiré des propos du mouvement SolidaritéS)…

  • n’est pas en mesure de répondre aux besoins de toute la population alors que les moyens économiques, scientifiques et techniques permettraient de satisfaire les besoins essentiels des habitants de la planète ;
  • détruit les équilibres naturels, l’environnement, notre cadre de vie et celui des générations futures ;
  • fonctionne sur l’exploitation et la croissance sans limites ;
  • promeut l’individualisme et les bonheurs éphémères ;
  • dévalorise les agriculteurs et enrichit les commerçants et les gens de la finance;
  • prône la démocratie, mais cultive un sentiment d’impuissance pour la majorité ;
  • laisse croire en la liberté tout en conditionnant ses sujets pour qu’ils soient de bons producteurs et consommateurs ;
  • proclame l’égalité des droits, mais résiste à chaque amélioration des conditions de vie et de travail des femmes ;
  • bafoue les droits démocratiques et sociaux des immigré-e-s et restreint leur participation dans la société ;
  • entretient en permanence la guerre et le militarisme ;
  • condamne la majorité de la population de la planète à la faim et à la misère ;

n’est pas une société citoyenne comme nous l’entendons.