A propos de migration

La question migratoire est très complexe, mais nécessite une position claire de notre part. Pour exprimer cette position, nous voulons rappeler aux citoyens que le monde appartient à tous les êtres. Les nations, quant à elles, sont une construction politique lorsqu’elles ne sont pas les conséquences de guerre ou de la monarchie.

Nous soutenons que les nations doivent être au service de l’humanité réelle et non pas d’une idée abstraite, aussi belle soit-elle (Patrie). Là où il y a de l’exclusion, il y a de la violence, de l’irrespect et de la négativité. En même temps, nous devons reconnaître que le sentiment national alimente des passions positives en lien avec les traditions et l’identification collective. Ces traditions qui font la marque distinctive d’un pays ont une grande valeur et il appartient à chacun de nous de les faire vivre. En outre, n’oublions jamais que nous, en tant qu’Européens, avons une responsabilité historique importante vis-à-vis des pays d’origine d’une partie des migrants. L’exemple des guerres de l’Opium est celui qui nous vient à l’esprit et qui représente, à lui seul, l’impérialisme ignoble dont l’Europe a pu être capable pour renflouer ses coffres-forts.

Par conséquent, nous proposons :

La création, au sein de l’instance de la confédération internationale (cf. Altermondialisme), d’un « Département international pour les transports, les frontières et les migrations ». Ce département aura notamment pour mission de gérer les flux migratoires et de répartir, équitablement, l’accueil et l’intégration. Un migrant qui se trouve sur un territoire national doit directement être pris en charge. En attendant la décision de l’instance nationale (qui doit lui parvenir au plus tard dans l’année qui suit son accueil), sa situation doit être régularisée. Il doit être logé et nourri de manière digne. Un travail en lien avec les besoins de la collectivité et ses compétences doit lui être attribué. En tant que travailleur, il perçoit le revenu citoyen de base. Dans le cas d’un refus d’accueil, le département international reprend le dossier et s’assure de l’accueil durable dans un autre pays. Un comité international d’éthique est constitué pour vérifier que l’accueil et l’intégration se déroulent dans le respect et la dignité.

Parallèlement à cela, nous soutenons qu’une commission citoyenne devrait se pencher sur les questions de fond qui sous-tendent la migration. Cette commission devrait être à la fois locale – c’est-à-dire se situer au niveau national – et internationale. Nous devons absolument essayer de comprendre les raisons du départ des personnes en situation de migration et tenter de régler le problème là où il se trouve, en soutenant le dialogue et une communication honnête. Les migrants doivent être entendus et participer activement à la résolution de la question migratoire. De la même manière, les chercheurs qui travaillent sur ces questions doivent être interpellés. La coordination internationale doit être améliorée, mais cela nécessite davantage d’équité et de justice dans le partage des richesses.