Voeux 2022

De l’année 2021, nous voulons retenir cette idée forte selon laquelle il est préférable d’amener des solutions à un problème plutôt que d’en éliminer la source. Cette idée pourtant si paradoxale sur le papier est bel et bien ce qui porte nos âmes coupables ou, inconsciemment, innocentes. En effet, que feraient les ambulanciers, les carrossiers et les vendeurs de voitures s’il n’y avait pas d’accidents sur la route ? Que feraient les soldats et les usines d’armement s’il n’y avait pas de guerre ? Que feraient les avocats s’il n’y avait pas de conflits entre les personnes ? Que feraient les policiers s’il n’y avait pas de délits ? Que feraient les travailleurs sociaux s’il n’y avait pas de pauvreté ? Enfin, que ferait toute l’industrie de la « santé » s’il n’y avait pas de maladie ? Bref, la liste des questions de ce type est longue… Nous pourrions encore évoquer la publicité dans un monde qui devrait se diriger vers plus de sobriété, le divertissement dans un monde qui devrait se diriger vers plus de conscience, le commerce ou la finance dans un monde qui devrait se diriger vers plus d’être. Dans tous les cas, le fait de poser ce paradoxe nous permet de saisir qu’aujourd’hui le bien-être des uns s’appuie sur le malheur des autres.

Dès lors, en 2022, parviendrons-nous à réaliser que ces autres qui canalisent toute notre haine, c’est nous ? Dans la perspective de cette question, le réseau consciences-citoYennes s’engage dans la course aux élections cantonales. Alors certes, nous ne sommes pas à ce point naïfs : la politique est, elle-même, dépendante de la logique ci-dessus évoquée. Mais a-t-on d’autres alternatives pour réorienter la réponse à cette question ?