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Le réseau Consciences-citoYennes entend promouvoir

un modèle alternatif de société

En effet, nous pensons que le modèle économique des sociétés industrielles contemporaines génère un type de personnalité narcissique qui cause, entretient et aggrave les crises globales du XXIe siècle.

Pour comprendre cette causalité, il faut concevoir l’économie non seulement comme une structure et un principe organisationnels, mais surtout comme un système de conditionnement au sens psychologique de ce mot, c’est-à-dire une technique qui permet d’induire une réponse spécifique à partir d’un stimulus artificiel. Les comportementalistes l’ont démontré à maintes reprises : la motivation a son origine dans l’espoir d’une satisfaction, d’une valorisation, d’une gratification. Économiquement parlant, cette gratification prend globalement la forme d’un gain en capital. Autrement dit, le conditionnement qu’on subit, au sein des sociétés contemporaines occidentales, est, principalement, économique.

Sur ce, le narcissisme (trouble de la relation) peut se comprendre comme un symptôme psychosocial issu des processus de subjectivation propre à un environnement sous l’emprise de la logique économique. En effet, dans une société qui valorise l’individu et ses actes sur le mode de la possession (avoir toujours plus, pour exister aux yeux des autres), nous ne pouvons pas espérer que le collectif soit autre chose qu’un ensemble d’individus atomisés. Cette atomisation peut être représentée par un impératif qui nous concerne tous. C’est l’impératif de gagner du capital pour, au minimum, survivre dans ce système.

On peut donc soutenir que le conditionnement dont il est question ici fonctionne selon deux configurations : la dépendance sociale et l’impératif économique. Ces deux configurations se recoupent et prennent la forme d’un dictat qu’on peut résumer très vite de cette manière : « pour vivre, il me faut de l’argent et pour avoir de l’argent, il me faut adopter un certain type de comportement adapté à la normalité économique ». Cette normalité qui constitue un modèle de référence et qui gratifie les individus, les pousse à un rapport à soi et à l’autre de type concurrentiel. Ce qui importe, dans nos sociétés, ce n’est pas la vertu, la bonté ou la citoyenneté, mais l’esprit de compétition, le paraitre et l’avoir. On se retrouve donc, de manière paradoxale (puisqu’on est tout de même censé vivre en société et, donc, avec les autres), avec des mentalités qui ne sont pas principalement axées sur la coopération citoyenne et le sentiment de fraternité. Au contraire, ces mentalités sont cupides et narcissiques et doivent l’être si l’individu veut récolter, pour lui et les siens, le confort, la valorisation économique, les plaisirs que peut offrir la main invisible du capitalisme libéral.

Fort de ce constat alarmant, le réseau consciences-citoYennes entend défendre une conception de l’humanité qui s’articule autour d’un projet commun de société.

Ce que nous soutenons ici, c’est que l’humanité en l’être humain implique une symbiose entre l’individuel et le collectif. Cela signifie que l’individu se reconnait dans le collectif et réciproquement. Cette reconnaissance mutuelle et les actes qui en découlent sont ce qui définit proprement l’humanité. Nous pensons qu’une telle humanité exige, désormais, de fonder l’action politique, au moins, autour de quatre piliers principaux. Ces piliers sont : 1) l’éducation citoyenne (pilier de la culture), 2) la représentativité démocratique (pilier de la gouvernance), 3) l’équilibre des écosystèmes (pilier de l’écologie) et 4) la justice sociale (pilier de l’économie). 

Il s’agit d’un système intégral et inclusif que nous proposons d’appeler le « CIVILISME ».

Le pillier 1 : Culture

Programme en faveur de l’éducation citoyenne

Le pillier 2 : Gouvernance

Programme en faveur de la représentativité démocratique

Le pillier 3 : Ecologie

Programme en faveur de l’équilibre des écosystèmes

Le pillier 4 : Economie

Programme en faveur de la justice sociale