NOTRE MISSION
Transformer le monde

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Né d’une initiative spontanée et collective en septembre 2010, le réseau consciences-citoYennes est tantôt un cercle d’influences et de réflexions critiques (think tank), tantôt un mouvement politique. Basé à Lausanne en Suisse, le réseau consciences-citoYennes porte des idéaux altermondialistes de conscientisation et de politisation active des citoyennetés mondiales.

Les termes « citoyennetés » et « citoyen » font référence aux habitants du monde indépendamment du genre, des appartenances nationales, religieuses ou ethniques, etc. Le citoyen possède ses attaches dans une région, un pays, et un continent. À l’échelle mondiale, ces appartenances géographiques fonctionnent comme des communautés fédérées. À la base de ces communautés, il y a cette idée forte que l’individu ne nait pas citoyen, mais qu’il le devient grâce à l’éducation que lui procure la société dans laquelle il vit. La citoyenneté que le réseau vise à mettre en avant est une citoyenneté active, consciencieuse et co-responsable. De manières collective, concertée et intégrale, cette citoyenneté œuvre à un projet commun de société. Plus spécifiquement, le réseau propose que ce projet tienne sur quatre piliers. Il s’agit, à travers ces piliers et par des mesures que nous présentons dans notre programme, de répondre à la question « qu’est-ce qu’une société juste ? ». Ces piliers sont : 

Culture. À travers ce pilier, il s’agit de mettre en œuvre une véritable éducation citoyenne inclusive. En ce sens, une réforme de grande envergure doit être menée pour faire en sorte que l’enseignement public serve la citoyenneté pratique avant tout. Concrètement, nous partons de l’idée que la mission première de l’enseignement public est de permettre à chaque citoyen de se sentir concerné par les affaires de la cité. Cela implique non seulement de la polyvalence, mais également une conscience élevée vis-à-vis de la nécessité de contribution au bien commun. Des matières à enseigner seront, notamment, les droits civiques, l’éthique, le respect de la nature (c’est-à-dire, premièrement, sa connaissance), les bases de l’agriculture douce et du travail manuel, la communication non violente, la gestion des conflits et des émotions. À travers cela, on défend un modèle d’école qui fonctionne comme un ensemble organique à l’organisation duquel chaque apprenant est employé.

Aujourd’hui, au contraire, les systèmes d’éducation sont dépendants d’une mouvance économique qui leur dicte leur direction. Pour cela et au lieu d’une mission citoyenne clairement énoncée et suivie, ces systèmes transmettent les valeurs individualistes de la performance, du carriérisme, de la concurrence généralisée et surtout d’une intelligence théorique au service de la mouvance ci-dessus mentionnée. Pire que tout, ces systèmes font croire en leur indépendance et en leur neutralité axiologique relayant ainsi, par conformisme, l’idéologie de cette mouvance. Cette idéologie, c’est le néolibéralisme en tant que moment d’un libéralisme économique déjà problématique. Cette problématique peut se résumer à travers les conséquences socio-économiques d’un système de valeurs renversé dont l’alpha et l’oméga sont l’appât du gain. Très synthétiquement, ce que nous défendons principalement avec ce pilier, c’est que la culture dans son ensemble, notamment le système éducatif, doit prioritairement s’articuler autour de l’édification d’un ordre social juste. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

Gouvernance. À travers ce pilier, il s’agit de faire en sorte que toutes les catégories sociales soient représentées dans l’exercice du pouvoir. Cette représentativité démocratique passe par l’adoption générale du tirage au sort comme moyen constitutionnel de désignation des représentants du peuple. Une société juste est une société citoyenne active et collectivement consciencieuse qui identifie les tensions et les corrige en organisant des débats collectifs. Très synthétiquement, ce que nous défendons principalement avec ce pilier, c’est qu’une réelle démocratie exige des citoyens une participation active aux affaires communes, participation qui doit être organisée de telle sorte que la sphère publique soit le lieu d’expression des intérêts divergents que le pouvoir législatif devra ensuite aligner sur le bien public. Ainsi, on conçoit mieux une co-responsabilité des citoyens vis-à-vis d’un projet commun de société.

Écologie. À travers ce pilier, il s’agit de mettre en œuvre tout ce qui contribue à la préservation de notre écosystème et au respect de la vie des espèces avec lesquelles nous avons la planète en partage. Il s’agit de redonner à l’économie sa consistance réelle, c’est-à-dire de la redécouvrir comme une discipline qui ne saurait s’opposer à l’écologie. Une réelle économie est d’abord écologique, et ce n’est qu’en envisageant les choses ainsi que l’économie est au service du vivant et non l’inverse. Notre conception du progrès ne doit plus épouser les formes d’une course effrénée à la production et à la consommation. Au demeurant, la rentabilité doit être au service de l’élévation des consciences vis-à-vis de l’interdépendance des différents règnes (minéral, végétal, animal) et des différentes espèces. Très synthétiquement, ce que nous défendons principalement avec ce pilier, c’est qu’il est fondamental que les consciences citoyennes soient le reflet d’une sensibilité à la préservation de tout écosystème. Clairement, notre projet ici s’accorde avec ce proverbe amérindien qui affirme : « quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors le visage pâle s’apercevra que l’argent ne se mange pas ! ».

Économie. À travers ce pilier, il s’agit de répondre à la question suivante : « qu’est-ce que l’économie dans une société juste » ? Selon nous, l’économie dans une société juste contribue à 1) garantir à tous un revenu de base ; 2) valoriser les citoyennetés actives ; 3) réduire les inégalités sociales en mutualisant la plus-value du travail. Au premier niveau, le revenu de base est un montant versé à tout individu dès 18ans qui résident légalement sur le territoire national. Le revenu de base est, régulièrement, évalué pour correspondre aux besoins de base de la population. Il est le fruit de l’ouvrage collectif. À travers l’établissement du revenu de base, il s’agit principalement de faire en sorte que le travailleur soit libéré de toutes formes de contraintes sur sa liberté de conscience. En effet, il est inconcevable au vingt-et-unième siècle que la majorité travaille alors qu’une minorité profite de la plus-value. Cette plus-value du travail collectif doit être mutualisée à travers une juste répartition du revenu national. Au deuxième niveau, une économie parallèle doit être mise en place afin de valoriser et d’inciter les contributions citoyennes et la production des richesses nécessaires au bien-être de tous. Dans cette optique, les emplois directement en lien avec les besoins identifiés feront l’objet d’une valorisation spécifique. Cette économie parallèle gère l’attribution des privilèges par un système de points. Ces points permettent au citoyen qui les a gagnés d’avoir des privilèges qui ne peuvent pas être achetés. L’idée est de faire en sorte de limiter le pouvoir du capital et de donner un pouvoir d’acquisition au véritable mérite citoyen. Au troisième niveau, il s’agit de limiter l’écart entre le revenu de base et le plus haut revenu existant dans la société. Le réseau consciences-citoYennes propose un écart maximum de 1/8. En outre, le réseau soutient également l’idée d’une limitation du droit de propriété par la taxation. Très synthétiquement, ce que nous défendons principalement avec ce pilier, c’est l’idée que la primauté de l’économie dans le monde contemporain d’aujourd’hui doit laisser sa place à une organisation concertée et consciencieuse par et pour les citoyens qui se comprennent comme partie du Tout. L’économie doit garantir l’indépendance des institutions et des citoyens et non pas, comme aujourd’hui, les mettre à son service.

Ensemble, ces piliers visent au bonheur collectif. Le bonheur ne doit, cependant, pas être réduit à un concept abstrait et, théoriquement, inaccessible, car trop subjectif. En ce sens et dans un premier temps, il est fondamental de bien distinguer le bonheur et les plaisirs, c’est-à-dire les simples satisfactions pulsionnelles. Par « bonheur », nous entendons un sentiment d’accomplissement, un sentiment d’union avec l’autre que je reconnais et qui me reconnait. Dès lors, on acceptera également de considérer le malheur des uns comme une pathologie du collectif et une occasion renouvelée pour remettre en question un fonctionnement spécifique ou une loi générale. Cette définition objective du bonheur passe par la mise en place d’une évaluation formelle et régulière auprès des populations.

NOTRE STRATÉGIE

Pour parvenir à mettre en place ces piliers, le réseau entend d’une part dépasser le fatalisme qui voudrait qu’il n’y ait pas d’alternative au modèle de société actuel et, d’autre part, promouvoir des idées qui peinent à recevoir l’adhésion de la pensée dominante, mais qui ont un support politico-théorique extrêmement pertinent pour la construction d’un ordre social juste.  

Concrètement, le réseau consciences citoYennes entend promouvoir une approche évolutive (c’est-à-dire non figée par des dogmes), constructive (c’est-à-dire positive) et intégrale (c’est-à-dire systémique ou holistique) pour parfaire les institutions. Pour atteindre cet objectif, nous utilisons tous les moyens légitimes pour améliorer la visibilité du réseau. La liberté d’expression et d’opinion étant de notre point de vue un acquis de civilisation qui ne doit être remis en cause que lorsqu’elle prend la forme d’une incitation à la haine.

En outre, la conscientisation est un élément central de notre approche. Il s’agit, pour nous, de permettre à chacun de reconnaitre que :

  1. Nous souffrons. Lorsqu’elle ne prend pas la forme d’une maladie somatique, cette souffrance peut prendre d’autres formes. Le relativisme des valeurs, que certains considèrent comme anodin, ainsi que le cynisme et le fondamentalisme et bien des « ismes » de notre époque sont emblématiques de ces formes de souffrance. Concernant plus spécifiquement le relativisme des valeurs, il est à la fois cause et symptôme de ces deuxièmes formes de souffrance. En tant que symptôme, il révèle un sentiment général de manque que l’on tente de compenser à travers le consumérisme contemporain de l’avoir et du paraitre. Tout se passe comme si nous avions envie de prouver et de montrer à l’autre qu’on existe. Globalement, il n’est pas exagéré de dire que tous les « ismes » dont souffre l’humanité manifestent, directement ou indirectement, une fatigue existentielle et une perte de sens.
  2. Cette souffrance est la conséquence logique de notre organisation sociale et économique.
  3. Par la volonté et l’organisation, nous pouvons en finir avec cette souffrance et, ainsi, éviter ses conséquences tragiques.

À LA BASE DE NOS REVENDICATIONS

Le réseau consciences-citoYennes conçoit le monde occidental contemporain comme profondément désuni et déséquilibré. Comme nous l’expliquons dans notre page d’accueil, cette situation est en lien direct avec un modèle socio-économique qui génère un type de personnalité narcissique. Outre les conséquences psychiques et interpersonnelles de ce modèle, il impacte également les relations entre les nations et l’équilibre des écosystèmes.

A ce modèle, nous trouvons quatre inconsistances en lien avec ce qui vient d’être dit : une inconsistance spirituelle, une inconsistance démocratique, une inconsistance écologique, et une inconsistance de la justice globale.

L’inconsistance spirituelle du modèle socio-économique actuel. Ce que nous voulons dire par là, c’est qu’il manque, au niveau social, un sens commun qui rassemble les citoyens autour d’un réel projet de société. Aujourd’hui, l’organisation sociale repose sur un individualisme vulgaire qui confine à l’égoïsme. Généralement, on invoque, à tort ou à raison, Adam Smith pour justifier cet individualisme. Dans la vie pratique, cela conduit à une atomisation de la société.

L’inconsistance démocratique des organes politiques. Devant un parlement réuni, n’importe qui peut facilement constater qu’il ne représente pas le peuple dans son ensemble. Dans ces conditions, il est tout à fait inexact de parler de démocratie, surtout lorsqu’on connait le niveau de participation aux élections. D’ailleurs, le fait que les gens ne votent pas n’est pas une pathologie démocratique comme certains le prétendent. C’est bien au contraire parce qu’on ne se trouve pas en démocratie que les gens ne votent pas. Très synthétiquement, ce que nous voulons défendre ici, c’est que la démocratie est un régime politique qui nécessite des rapports intersubjectifs consistants. Ces rapports, on ne les trouve pas dans une société basée sur des principes économiques égoïstes. En effet, à partir du moment où chacun n’a que le souci de ses affaires personnelles, la politique ne peut qu’être le royaume du carriérisme. Sur ce, nous pouvons dire de la démocratie qu’elle reste un horizon à atteindre, une terre inconnue qu’il nous faut encore découvrir.

L’inconsistance de la conscience écologique. Cette inconsistance s’exprime principalement à travers les comportements consuméristes qu’implique le modèle socio-économique actuel. Ce modèle encourage une rentabilité quantitative plutôt qu’une rentabilité qualitative. Par rentabilité qualitative, nous entendons une rentabilité qui tienne compte des objectifs affirmés dans les quatre piliers ci-dessus mentionnés : l’engagement citoyen, la démocratie, l’équilibre des écosystèmes et la justice sociale. Le triste constat est que pour bien fonctionner, le capitalisme actuel nécessite une consommation frénétique pour se maintenir. Or, ce fonctionnement qu’on qualifie de « modèle » ou de « système » n’est pas écologiquement durable. Il fait tantôt abstraction des limites naturelles de la croissance économique, de la préservation des écosystèmes et de l’interdépendance des différents règnes qui les composent. Il faut bien comprendre qu’un sac plastique abandonné au sol ou le kérosène dispersé dans le ciel se retrouvent, tôt ou tard, dans l’aliment que nous mangeons, dans le liquide que nous buvons ou dans l’air que nous respirons. Autrement dit, la conscience de l’interdépendance doit nous conduire à entrevoir l’activité cyclique de la nature par laquelle toute expulsion renvoie à une absorption et réciproquement. Dès lors, il ne faut pas être chimiste, docteur ou expert du climat pour comprendre que nos comportements consuméristes sont totalement déraisonnables et inconscients.

L’inconsistance de la justice sociale. Les inégalités sociales nationales et internationales que produit le modèle économique néolibéral ne peuvent pas conduire à une humanité unie et harmonieuse. Au niveau international, ce modèle entraine des crises migratoires, et ne favorise pas la paix entre les peuples.

Très synthétiquement, si l’on combine ces trois inconsistances en une seule problématique générale, il en ressort un renversement du système des valeurs. En effet, on constate aujourd’hui que ce qui a de la valeur ce n’est pas la vertu, la citoyenneté ou la bonté, mais la possession des biens matériels et l’appât du gain. Dans ces conditions, toutes les issues tragiques sont imaginables et il est donc important de créer les conditions favorables aux changements qu’impose notre époque.

Qu’est-ce qu’une société juste et harmonieuse ?

Telle est la question à laquelle le réseau consciences-citoYennes entend répondre sans concession.

ORGANIGRAMME

Actuellement, le réseau consciences-citoYennes fonctionne avec un coordinateur, Luca V. Bagiella, et un cercle citoyen. Ce cercle est constitué de quatre citoyens, membres du réseau. Ces deux entités réunissent les idées collectives et produisent le contenu du réseau en définissant sa ligne politique. Cette ligne est évolutive.

Les communications, ci-dessous et dans le menu, sont les bulletins d’informations adressés aux adhérents. On distingue trois types d’adhérents au sein de notre réseau : les représentants, les membres et les sympathisants. De manière générale, les membres et les sympathisants nourrissent les réflexions citoyennes du réseau et participent, ainsi et librement, à l’insurrection des consciences. La différence entre le membre et le sympathisant est que le premier a exprimé la volonté de pouvoir être tiré au sort et devenir, ainsi, un représentant. Cette différence de statut est au choix de celui qui le demande.

Les représentants sont les membres qui s’engagent à se porter candidats aux élections de leur commune, de leur canton ou au niveau fédéral. Ils portent les idées du réseau et leur mission prioritaire est de les faire connaitre et de chercher à les appliquer. Ils soutiennent le réseau et sa visibilité. Ils sont sélectionnés parmi les membres par tirage au sort. Une fois élus dans un organe législatif ou exécutif, ils soutiennent financièrement le réseau. Les représentants signent les statuts (cf. page dédiée). Ceux-ci prévoient, notamment, que les représentants élus restent à l’écoute du réseau et à sa disposition, notamment pour rendre compte de leurs activités de représentation. Nos représentants restent indépendants des lobbys, des autres partis politiques, des groupes religieux ou d’intérêts et des loges maçonniques. Ils ne servent, dans leur rôle, que les idées exprimées par le réseau. 

Dans tous les cas, il est important de noter que le réseau Consciences-citoYennes ne soutient jamais des individus, mais les idées exprimées dans son programme. Nos candidats ne cherchent pas le pouvoir ni la représentativité narcissique, puisqu’ils s’engagent, au niveau de la gouvernance, en faveur de l’instauration du tirage au sort. Pour faire partie du réseau et ainsi recevoir ses communications, envoyez-nous un message en passant par la page contact (cf. page dédiée) en mentionnant votre volonté d’être sympathisant ou membre. De la même façon, transmettez-nous via ce canal toutes les remarques qui peuvent améliorer, d’une manière ou d’une autre, le réseau.

Merci pour votre intérêt !