Notre vision altermondialiste

La position que nous défendons à travers les idées et les propositions politiques de notre réseau ne sont durables que si elles s’accompagnent d’une vision mondialiste. En effet, une nation citoyenne entourée de nations belliqueuses ou impérialistes sera vite anéantie, comme nous le montre l’histoire de l’humanité. Pour cette raison, nous sommes favorables à l’idée d’une constitution universelle inspirée de nos quatre piliers, c’est-à-dire inspirée des propositions que nous avons formulées dans notre programme. Cette constitution pourrait prendre comme titre : « Constitution de la confédération internationale pour l’éducation citoyenne, la représentativité démocratique, l’équilibre des écosystèmes et la justice sociale ». En plus des propositions qui se trouvent dans notre programme, nous proposons d’ajouter ces propositions:

Pilier 1_Culture

Nous proposons que les brevets soient mutualisés. L’invention d’un individu est l’œuvre d’un être humain et doit servir l’humanité et non pas une nation ou une région particulière. Sur cette base mutualiste, chaque nation aura pour mission de développer son indépendance vis-à-vis des autres en produisant, au maximum, ce qu’elle consomme. À travers cette idée, nous voulons limiter le pouvoir des multinationales et les dépendances commerciales. Chaque État-nation doit pouvoir être pleinement souverain sur son territoire. Nous nous positionnons en faveur de l’interdiction des brevets sur le vivant et des OGM.

Nous proposons qu’un débat soit lancé, au sein de l’instance confédérale internationale (voir ci-dessous), afin de réfléchir et déterminer la langue internationale. La langue internationale pourrait être une langue tirée au sort parmi les cent langues les plus parlées.

Pilier 1_Gouvernance

Pour répondre aux défis internationaux – notamment au niveau écologique et migratoire – nous nous positionnons en faveur de la création d’une instance confédérale internationale dont la mission première serait de faire respecter la constitution internationale ci-dessus proposée. Pour éviter toute dérive totalitaire de cette institution, nous ferons en sorte qu’elle fonctionne comme les instances politiques nationales et régionales, c’est-à-dire selon le système du tirage au sort notamment. Celui-ci est organisé de telle sorte que chaque nation soit représentée de manière équitable. La spécificité de chaque nation et région est sauvegardée tout comme leurs traditions qui font leur richesse. Le siège de la confédération internationale est tiré au sort.

Une fois la confédération internationale instituée, nous nous positionnons en faveur de l’abolition des armées nationales. Au niveau mondial, nous instaurerons une seule armée qui aura pour mission le maintien de la paix entre pays et au sein des pays.

Nous proposons que des procès internationaux soient organisés contre tous les chefs d’État responsables des crimes de guerre de ces cinquante dernières années (guerre en Irak et Afghanistan, etc.). Par « crime de guerre », nous entendons les guerres d’agression qu’il faut distinguer des guerres de défense.

En vue de la paix mondiale, nous pensons que les nations responsables d’agression envers d’autres peuples doivent faire des excuses publiques et officielles. Un acte de réparation symbolique devrait suivre ces excuses. Le but de cet acte n’est pas d’effacer le mal, mais de le reconnaître.

Migration. Voir page dédiée.

Nous pensons que les institutions internationales, telles que l’OMS, ou le FMI, devraient être évaluées par une commission de citoyens tirés au sort au sein de la confédération internationale. Les valeurs de ces institutions devraient correspondre aux valeurs de nos quatre piliers. En outre, nous pensons que les fédérations sportives internationales doivent devenir plus transparentes quant à leur comptabilité. Le capital qu’elles ont, en surplus, doit être reversé sous forme de dividende aux États. Dans la même idée, les sports qui font énormément de bénéfice, comme par exemple le football, doivent être davantage taxés. Il n’est juste pas admissible qu’un sportif puisse gagner des sommes astronomiques pour une prestation.

Nous pensons que les poursuites judiciaires contre des défenseurs des libertés individuelles comme Julian Assange et Edward Snowden doivent cesser.

Nous nous opposons à la peine de mort, car un risque existe, malgré tout, que cette peine s’applique à un innocent. Pour nous, la question des prisons doit être reconsidérée (cf. Culture).

Pilier 3_Ecologie

Nous pensons que l’état d’urgence international doit être décrété afin de, rapidement, mettre en œuvre la transition écologique défendue dans notre pilier écologie.

Nous nous positionnons en faveur d’un programme de dépollution régional et international qui mobilise l’armée.

Nous proposons qu’un débat soit lancé, au sein de l’instance confédérale internationale, afin de réfléchir à des mesures afin d’amener la population à prendre conscience de l’empreinte carbone et de l’impact anthropogénique liés à l’expansion démographique.

Nous nous positionnons en faveur de la création, au sein de l’instance de la confédération internationale, d’un « Département international de l’écologie ». Ce département aurait pour mission : 1) de subventionner les projets écologiques qui vont dans le sens d’une économie circulaire et des énergies propres, 2) de valoriser l’agriculture biologique et 3) sanctionner pénalement et économiquement les atteintes à l’environnement. Nous sommes favorables à la création d’une police internationale de l’écologie.

Nous nous positionnons en faveur de la création, au sein de l’instance de la confédération internationale, d’un « Département international pour les transports, les frontières et les migrations ». Ce département pourrait être le propriétaire des routes, rails, gares, aéroports, en bref de tout ce qui est en lien avec l’infrastructure des transports. Une taxe internationale sera collectée par les nations afin de financer ce département et sa mission. Sur cette base, nous ferons en sorte que les transports publics soient financés et donc garantis à toute la population mondiale, sans frais supplémentaires et selon un système de quota pour les voyages internationaux non professionnels.

Nous pensons que le commerce international doit être revu à la baisse.

Pilier 4_Economie

Nous nous positionnons pour la suppression des intérêts sur les dettes. Autrement dit, dans notre optique, les nations ne devraient rembourser que leurs dettes effectives. À ce niveau, nous pensons qu’une réflexion doit être menée, au sein de l’instance de la confédération internationale, sur la possibilité d’annuler, intégralement ou partiellement, les dettes nationales  de tout ou certains pays.

Nous nous positionnons en faveur de la souveraineté des États dans la création et la gestion de la quantité des capitaux circulants et leur valeur. Autrement dit, cette souveraineté doit être retirée aux banques privées.

Nous proposons que les plus riches soient taxés au niveau mondial. La possession individuelle de capitaux ne devrait pas atteindre le milliard (selon le référentiel du Dollar ou de l’Euro).

Nous sommes favorables au renforcement des effectifs de la police financière internationale. Nous proposons que la confédération internationale investisse les moyens nécessaires pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale et la délinquance en lien avec la fiscalité. Selon nous, les sanctions économiques et pénales à ce niveau devraient être durcies. Un sommet international contre la fraude fiscale et la répartition des richesses via des taxes d’harmonisation devrait, dans notre optique, être organisé. Nous pensons que les paradis fiscaux doivent être éliminés.Nous sommes favorables au renforcement des pouvoirs des juridictions compétentes sur les crimes financiers transnationaux (corruption, évasion fiscale, spéculation, accords commerciaux inégaux). Cette instance devrait, à notre sens, faire respecter, au niveau mondial, les règles édictées par l’Organisation internationale du Travail lors de signature d’accords commerciaux internationaux.

Nous sommes favorables à la taxe TOBIN, dans le cas où la bourse ne serait pas remise en question de manière plus radicale.

Nous sommes favorables au contrôle public lorsqu’il y a fusion d’entreprise.