Le quatrième pilier est celui de la conscience écologique. C’est certainement le pilier le plus fort pour conduire à la transition citoyenne que nous promouvons, car la sensibilité populaire sur ce thème est grande. Mais surtout, le temps presse ; dans le sens où il y a un sentiment populaire et politique de tension autour de ce thème.

L’économie capitaliste fonctionne sur la croissance, la production concurrentielle et la consommation. La publicité et toutes ces stratégies de manipulation et de stimulation du désir ont leur raison dans la sauvegarde de la mécanique capitaliste. Cette mécanique – dont nous sommes totalement dépendants à plusieurs niveaux dans nos vies sociales – entre en conflit frontal avec la réalité des ressources naturelles. En effet, il faut voir le capitalisme comme quelque chose de pas tout à fait réel, dans le sens où son lieu se trouve dans l’imaginaire, dans un espace où les ressources seraient illimitées et où la croissance ne trouverait pas de limite.

La démographie actuelle et en prévision ne permet pas de maintenir ce rêve (rêve qui est, pour beaucoup, un cauchemar). Le schéma ci-dessous présente le concept d’anthropocène. Il montre la grande accélération des données en lien avec l’augmentation de la population et la colonisation mondiale de la logique capitaliste :


Ce deuxième schéma complète le premier et montre la limite à la croissance :


A travers ce pilier, nos priorités sont les suivantes :


1) Implémenter au niveau mondial une politique de l’enfant unique, afin de diminuer la masse démographique.

2) Valoriser le travail en lien avec la nature dans le respect de celle-ci. L’alimentation bio devient la norme.

3) Dévaloriser et stigmatiser l’alimentation animale.

4) Sortir du nucléaire et de toutes industries polluantes ; cela signifie qu’il nous faut repenser notre modèle de consommation en lien avec nos besoins réels.

5) Remplacer le réseau électrique actuel par un réseau fonctionnant à 100 % grâce aux énergies renouvelables.