Mon argent ne financera pas la guerre

Chère, cher 

C’est parti nous lançons l’initiative contre le financement des armes de guerre ! Ne laissons plus d’argent suisse financer la guerre.

Signe maintenant !
https://wecollect.ch/fr/campaign/commercedeguerre/

Chaque jour quand j’ouvre le journal, je vois la misère et la faim, la mort et la destruction. Les individus sont poussés dans la pauvreté et contraints à fuir. Sur chaque ligne, les nouvelles sur les conflits armés et la guerre se répètent. Ils détruisent la vie, la culture et l’économie des pays concernés. La guerre n’est en aucun cas une solution, même ceux qui les mènent le savent. La guerre n’est pas une solution. La guerre est un marché.

En tant qu’une des places financières les plus importantes du monde, la Suisse favorise directement la guerre. Les caisses de pensions, la BNS et les banques financent par milliards la production de matériel de guerre et la guerre en soi. Nos rentes et nos biens publics sont mis à disposition pour la production de matériel de guerre. Nous sommes tous faits involontairement complices, de ceux qui profitent impunément de la misère et la guerre. 

L’initiative contre le financement des armes de guerre est une réponse à cette incohérence : nous devons interdire la production de matériel de guerre, car nous ne voulons plus que notre argent serve à la destruction et à la guerre.

Pour que nous puissions contribuer à un monde en paix, nous devons nous engager puissamment et ce faisant, nous avons besoin de ton soutien. Je récolte pour un monde en paix.

Salutations solidaires,
Luca B. 

Voeux 2017

Puis… comme un tonnerre sur terre, il y eut : 

Taratata taratata………….. Trump !

Aussitôt, se sentant désigné, ce dernier se leva et répondit : 

« But you are the loosers and I am the winner ! »
(Mais vous êtes les perdants et je suis le vainqueur !)

Là, nous le dévisageâmes pour ensuite reprendre la partie commencée il y a des siècles. 

Au Monopoly : ceux qui gagnent sont ceux qui possèdent des parcelles et qui taxent un droit de passage toujours plus haut au fur des tours et des hôtels qu’ils construisent. 

Alors, en 2017, une des questions à laquelle il faudrait répondre est celle de savoir si cela vaut toujours la peine d’essayer de changer notre pion, le confort de notre chaise ou les dés, sans toucher au jeu lui-même ? Car, c’est sûr, l’enjeu principal des Winners, c’est qu’on continue à jouer à leur jeu. 

La Conversion, le 31 décembre 2016

Luca B.

La transversalité Bouddhisme/spinozisme

Chères amies, amis bouddhistes, philosophes, ou anarchistes de tout acabit, 

il me vient une réflexion de type spirituel que je souhaite partager avec vous. Lorsque j’ai rencontré le bouddhisme, j’ai été frappé par une conviction profonde qui me faisait sentir un sens de l’authentique, du vrai. 

Par bouddhisme, ici, j’ai surtout cette phrase en tête : 

« l’illusion est constitutive de la réalité ». 

En effet, je crois que cette phrase contient en elle l’essence de l’enseignement bouddhique. Bien entendu, je ne suis pas en train de dire que le bouddhisme se résume à cette phrase. Ne polémiquons pas ! 

D’autre part, ma rencontre avec l’enseignement issu de l’Ethique de Spinoza a été de la même force. Or, le problème que je souhaite partager avec vous, c’est que j’y vois une contradiction profonde entre ces deux enseignements et je ne voudrais pas prendre la voie qui consiste à en exclure un.  

En effet, l’essence de ce que Spinoza explique dans l’Ethique est contenu dans cette unique phrase : 

 « Deus sive natura » (Dieu est nature)

A première vue, vous me direz qu’il n’y a pas de paradoxe, puisqu’il n’y a pas de dieu, à proprement parler, dans le bouddhisme. Cependant, ce que défend Spinoza, à travers cette phrase et son livre, est un spiritualisme panthéiste, proche du taoïsme (dont je partage également les convictions). Cela n’a donc rien à voir avec le déisme. Mais, c’est vrai, excusez ce syncrétisme, mais je persiste à croire que, malgré les contradictions apparentes, la vérité est Une. 

Bref, nous avons, d’une part, le bouddhisme qui nous exhorte à quitter le Samsara, c’est-à-dire le cycle des existences conditionnées successives, soumises à la souffrance, à l’attachement et à l’ignorance et, d’autre part, Spinoza qui nous dit que la nature est dieu. 

Par conséquent, je ne sais pas si vous voyez le paradoxe, mais on ne peut pas à la fois demander aux gens de se détacher de la réalité et, d’autre part, affirmer que tout est Dieu. Si Dieu est nature, alors la vérité est ici-bas, dans le « monde réel », dans ce que les bouddhistes tente de quitter. 

Voilà… Après réflexion, je crois qu’on peut dire que quitter le cycle des renaissances ne signifie pas quitter le monde, cela signifie intégrer le monde (ce que l’on retrouve du reste dans la pleine conscience). La méditation ne devrait donc pas être un isolement et un détachement, mais un mariage avec le monde, c’est-à-dire avec le Tout, c’est-à-dire avec l’autre. Avec la méditation, on ne va pas à la rencontre du soi, mais de l’autre que Je suis (cf. Narcissisme-critique). 

Cela me conduit à dire que la vérité se trouve dans le communautaire, dans ce qui nous relie à l’autre. 

La fuite n’est pas spirituelle, elle est égoïste. Quant à l’ignorance et à l’égoïsme, qui caractérisent si bien nos sociétés, on peut en dire qu’il s’agit également d’une fuite. 

Pour résoudre le paradoxe, nous pourrions également faire une séparation conceptuelle entre ce qu’est la « réalité » et ce qu’est la « nature ». Mais alors qu’est-ce que la réalité si ce n’est la nature ? 
Ce que crée l’homme est naturel puisqu’il est un être de nature. A moins de postuler que l’homme est un extraterrestre ou que le but de la nature est dans la destruction de l’homme, que l’homme est un parasite. Mais ces solutions ne me conviennent pas… Si on dit que l’homme est un parasite alors on accepte de dire que la nature est malade de l’homme et donc qu’elle n’est pas dieu. Cela entre en conflit avec tout type de spiritualisme et alors on accepte qu’il n’y a rien, que la mort est juste la mort. Est-ce acceptable ? 

A ce stade, la tentation au cynisme et au fatalisme est forte. Mais je crois qu’il faut résoudre ce problème… 

Je termine mon mail avec cette citation de Camus : 

« L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. »

Amicalement, Luca V. Bagiella* **

Culture & Livres : Mirages du capital

Chères, chers, 

on vient de me faire découvrir un article à propos du livre que je viens de faire publier et je souhaite le partager avec vous : 

https://lecourrier.ch/2016/11/11/mirages-du-capital/

J’espère que cet article pourra vous « mettre l’eau à la bouche »… Personnellement, sans vouloir être trop narcissique, je crois que ce journaliste a bien synthétisé ma pensée. 

Très bon week-end à vous, Luca V. Bagiella* **
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* En librairie : 
Narcissisme-critique chez l’Editeur Hélice Hélas (Vevey 2016).*

Votation du 27 novembre 2016 + référendum contre l’interdiction de la mendicité

Chères, chers, 

Nous ne pouvons pas nous permettre de penser que le OUI à l’initiative populaire 
« Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire » est acquis. 

Lors de la votation du 27 novembre prochain, nous aurons une chance d’influencer un choix décisif. 
Garder le nucléaire représente un suicide ! 

Le réseau ConscienceS-citoyenneS vous recommande un OUI franc à cette initiative !

Ce que veut l’initiative : Le monde a beaucoup changé depuis la dernière votation sur la sortie du nucléaire en 2003. La fusion du cœur du réacteur à Fukushima a montré qu’une catastrophe nucléaire – comme il n’y en avait eu jusque-là qu’à Tchernobyl – peut se produire partout. Pas seulement chez les rustiques Soviétiques, mais aussi dans un pays avancé et industrialisé comme le Japon. Et même en Suisse, où se trouvent les plus vieilles centrales nucléaires encore en service.  L’initiative Pour une sortie programmée du nucléaire veut écarter une fois pour toute le risque d’un grave accident nucléaire dans notre pays au moyen d’une planification raisonnable et progressive. Les trois réacteurs décatis de Beznau et Mühleberg seront arrêtés dans l’année qui suit la votation etles deux centrales de Gösgen et Leibstadt après 45 ans de fonctionnement au maximum, soit au plus tard en 2024 et 2029. C’est ce programme que l’initiative veut instituer dans des délais réalistes.

Par ailleurs, le réseau ConscienceS-citoyenneS vous invite à signer la pétition pour le référendum contre l’interdiction
de la mendicité. Il ne s’agit pas de lutter contre les pauvres, mais contre la pauvreté. http://www.luttons-contre-la-pauvrete.ch

Référendum contre l’interdiction de la mendicitéwww.luttons-contre-la-pauvrete.chSite du référendum vaudois contre l’interdiction de la mendicité

Nous espérons t’inspirer pour tes décisions et te souhaitons beaucoup de plaisir à la co-création des lois suisses.

Tu as peut-être des amis ou des connaissances qui souhaiteraient également une aide citoyenne pour former leur opinion ? 
N’hésite pas à transmettre ce site à tout vos contacts ! Merci…