D’un point de vue citoyen, l’initiative populaire « Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources (économie verte) » est l’une des plus importantes de ces dernières années (avec l’initiative sur le revenu de base).
Lors de la votation du 25 septembre prochain, nous aurons une chance d’influencer un choix décisif en faveur d’un développement durable en Suisse. Le réseau ConscienceS-citoyenneS vous recommande un OUI franc à cette initiative pionnière !
Ce que veut l’initiative : Si tous les humains sur terre utilisaient autant de ressources naturelles que la population suisse, les ressources d’environ trois terres seraient nécessaires. L’initiative veut diminuer cette consommation d’ici 2050 de telle manière qu’elle ne dépasse plus la capacité naturelle estimée de la terre.
_______________________________________ Recommandation de votation aux autres objets :
– Initiative populaire « AVSplus : pour une AVS forte » _ _ _
– Loi fédérale sur le renseignement (LRens) NON
_______________________________________ Nous espérons t’inspirer pour tes décisions et te souhaitons beaucoup de plaisir à la co-création des lois suisses.
Tu as peut-être des amis ou des connaissances qui souhaiteraient également une aide citoyenne pour former leur opinion ? N’hésite pas à transmettre ce site à tout vos contacts ! Merci…
Élysée on Twittertwitter.com“ »Nous allons intensifier nos frappes en Syrie et en Irak. Nous continuerons de frapper ceux qui nous menacent. » #Nice”
D’une part, ce message confirme que le terrorisme est bien une réaction à notre violence. Je dis « notre », car cette violence est celle que l’on soutient, bon gré mal gré, à travers notre obéissance civile lorsqu’on paie des impôts et que l’on contribue à l’économie politique par notre travail.
Si cette violence est « nôtre », elle ne l’est qu’indirectement bien sûr, puisque ce n’est pas le citoyen lambda que nous sommes qui se trouve sur les champs de bataille, mais c’est bien nous qui donnons du contenu – volontairement ou non par notre insouciance travailleuse – à l’impérialisme culturel du capitalisme. En tant que suisse notre culpabilité se trouve à travers nos modes de vie et nos régimes politiques qui contribuent à la logique de la consommation.
D’autre part, ce message fait directement le lien entre les événements tragiques de Nice et la guerre menée en Syrie et en Irak, alors qu’il ne s’agissait que d’une folie individuelle.
Comment une Nation peut répondre à la folie d’un homme par les mêmes moyens que celui-ci ?
Où se trouve véritablement la folie ? Qui sont les victimes ?…
Bref, si cela n’est pas déjà fait, je vous appelle à boycotter les médias traditionnelles durablement.
Nous ne devons plus soutenir une information qui désinforme et qui manipule nos émotions en nous transformant en gentils spectateurs face au méchant loup.
Chères, chers, le peuple suisse est amené à voter, le 5 juin, une initiative comme il n’y en a eu peu dans son histoire. Cette initiative résolument citoyenne et super importante c’est le Revenu de Base Inconditionnel. Le réseau ConscienceS-citoyenneS appelle massivement à voter OUI à cet objet, car il permet de redonner le pouvoir au citoyen qui, actuellement, est dans une situation de dépendance et de fragilité vis-à-vis de son employabilité dans le marché du travail.
Ainsi, voter oui signifie permettre aux citoyens de se libérer d’une situation de chantage économique et de prostitution vis-à-vis du marché du travail. C’est permettre aux travailleurs – que nous sommes – de redéfinir notre identité sociale autrement que par notre profil économique. Enfin, c’est exiger du marché du travail qu’il donne du sens aux activités économiques.
En 2015, la question « terroriste » a volé le devant de la scène à un problème beaucoup plus dérangeant… celui de la migration. Or, selon moi, ces deux thèmes sont connectés, dans le sens où l’appellation « terrorisme » a eu pour rôle, dernièrement, d’effacer notre culpabilité historique vis-à-vis des sociétés non-alignées et des communautés sans État. Une culpabilité qui – si on la mettait officiellement en lumière – nécessiterait des excuses publiques de nos gouvernements, mais surtout une remise en question de nos fondements économiques.
Bref, je ne vous l’apprends pas : l’histoire est écrite par les vainqueurs. Cependant, pour avoir une consistance collective, l’histoire exige – comme toute chose – des gens qui lui donnent de l’intérêt. C’est justement sur ce point où, en 2016, nous pouvons véritablement jouer un rôle. Rejetons leur histoire et écrivons enfin la nôtre !