Chère, cher,
Nous espérons que tu vas bien… Comme lors de notre précédente communication, nous te proposons ici une série de billets concernant l’actualité et les différentes prises de position de notre mouvement politique. Bonne lecture

SOMMAIRE

Nous terminons, comme à l’accoutumée, par un focus sur une des pages de notre site et des liens à voir et à méditer.


BILLET 1. RECOMMANDATIONS AUX VOTATIONS POPULAIRES DU 14 JUIN 2026  

NON à l’Initiative populaire « Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité) »

Dans la vision altermondialiste défendue par consciences-citoYennes, les États du monde sont appelés à s’unir sous une seule bannière : celle de la Confédération internationale pour l’éducation citoyenne, la représentativité démocratique, l’équilibre des écosystèmes et la justice socialeautrement dit, celle de l’humanité. Les crises migratoires que connaissent aujourd’hui les pays riches ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont, en grande partie, les conséquences du colonialisme militaire et de l’impérialisme économique imposés pendant des décennies aux pays les plus pauvres. Reconnaître cette réalité n’est pas un acte de culpabilité, mais un acte de responsabilité. Se replier sur soi-même comme si les destins des peuples étaient séparés revient à nier une évidence fondamentale : nous partageons une seule et même Terre. Une Terre qui doit être pensée non comme une juxtaposition d’intérêts nationaux concurrents, mais comme un espace commun, uni par la vie, l’interdépendance et la responsabilité collective. Le défi auquel nous faisons face dépasse les frontières nationales. Il touche avant tout aux inégalités économiques et à l’urgence écologique, deux enjeux majeurs qui ne pourront être résolus qu’à travers une coopération mondiale. À l’inverse, lorsqu’un État cherche à s’isoler, il entretient l’illusion qu’il pourrait prospérer seul. Il finit alors par servir une idéologie de fermeture qui protège avant tout ses propres mécanismes de pouvoir, plutôt que les êtres humains qu’elle prétend défendre.

 
NON à la Modification de la loi fédérale sur le service civil

Consciences-citoYennes est profondément opposé au militarisme. Nous défendons l’idée que l’armée, en tant qu’institution fondée sur la logique de confrontation, de domination et de préparation permanente à la guerre, appartient à une vision du monde héritée d’un autre âge. À l’heure où les principales menaces qui pèsent sur l’humanité sont climatiques, sociales, économiques et sanitaires, continuer à investir massivement dans les structures militaires relève d’un modèle dépassé. Nous pensons que la véritable sécurité d’un peuple ne se construit pas par l’accumulation des armes, mais par l’éducation, la justice sociale, la coopération internationale et la solidarité entre les êtres humains.

C’est pourquoi nous défendons l’abolition progressive de l’armée au profit d’un service civil citoyen renforcé, pouvant devenir obligatoire dans certaines circonstances économiques, notamment dans le cadre de la mise en place d’un revenu de base citoyen. Ce service aurait pour vocation de répondre aux besoins réels de la société : protection de l’environnement, aide sociale, santé, éducation, accompagnement des personnes vulnérables, soutien en cas de catastrophe ou de crise humanitaire. 

VOTATIONS CANTONALES DU 14 JUIN (VAUD)

BLANC à l’Initiative populaire constitutionnelle « Pour le droit de vivre dignement de son travail – pour un salaire minimum cantonal »

BLANC à l’Initiative populaire législative « Pour le droit de vivre dignement de son travail – pour un salaire minimum cantonal »

NON à Contre-projet législatif « Loi sur le salaire minimum »

Consciences-citoYennes défend une politique de rupture qui ne consiste pas à corriger les effets du système dominant, mais à en remettre en cause les fondements. Dans cette perspective, cette initiative reste une mesure d’accompagnement du modèle socioéconomique actuel : il cherche à rendre le salariat plus supportable sans remettre en cause la dépendance au marché du travail. Nous défendons au contraire un revenu citoyen de base. Là où le salaire minimum tente d’atténuer les inégalités produites par le système, le revenu citoyen de base vise une véritable émancipation sociale et économique. En soutenant le salaire minimum, la gauche se place du côté du système et renonce à sa transformation.


BILLET 2. APPEL A VOTATION

Même si, dans sa forme représentative, notre démocratie ne répond pas pleinement aux attentes d’une citoyenneté active et commune, il est absolument nécessaire de faire barrage à la droite et à l’extrême droite. Par notre vote, réaffirmons l’importance de services publics solides et d’un travail social reconnu. Privilégions la prévention sociale des causes plutôt que la répression pénale des effets. Taxons les grandes fortunes au lieu de criminaliser la pauvreté.

Faisons le choix de l’écologie, de l’éducation et de la solidarité, plutôt que celui d’une fuite en avant vers toujours plus de production et de consommation.

En bref, optons pour un progrès social qui unit les citoyen·ne·s autour d’un projet commun de société, plutôt que pour un conservatisme qui divise par la compétition économique et la peur de l’autre.


BILLET 3. L’AFFAIRE DITTLI

Pour Consciences-citoYennes, ce comportement est tout sauf anecdotique. Il révèle au contraire un problème de fond : l’incapacité du Centre et de la droite en général à adopter une posture critique face au pouvoir de l’argent et aux rapports de domination qu’il engendre.

Dans une affaire où la confiance institutionnelle est déjà fragilisée — notamment après des accusations de gestion opaque et de décisions prises sans information du gouvernement — cette absence de recul critique n’est pas neutre. Elle traduit une vision politique où les intérêts financiers semblent primer sur l’exigence de transparence, d’équité et de responsabilité publique.


 BILLET 4. RÉFLEXION SUR LES INÉGALITÉS SOCIALES ET LE POUVOIR DE L’ARGENT

Les inégalités économiques sont généralement expliquées par le mérite individuel, l’effort ou la responsabilité. Pourtant, cette lecture masque une réalité plus profonde: l’argent ne se contente pas de mesurer la valeur des activités, il structure les rapports sociaux et les hiérarchies. En devenant un pouvoir central d’organisation, il transforme les formes de reconnaissance et naturalise des écarts qui relèvent moins de la justice que d’un système de dépendance. Pour poursuivre la lecture


BILLET 5. ENGAGEMENT POLITIQUE ET SPIRITUALITÉ

Pour approfondir et incarner sa vision spirituelle, consciences-citoYennes a publié, sur sa page dédiée à la Spiritualité, un film puissant et éclairant. Découvert récemment, ce film bouscule nos certitudes. Il interroge avec force la notion de Soi et renverse une idée trop répandue de la liberté. 

Car non, la liberté ne consiste pas à faire ce que Je veux. La véritable liberté consiste à faire ce que J’ai à faire — en conscience — en tant qu’être humain participant à une humanité qui se réalise à travers l’autre, à travers le lien, à travers soi. 

À l’heure où l’individualisme fragmente nos sociétés, cette réflexion nous invite à retrouver dans le Tout le sens de l’Un. Par cette réflexion, notre mouvement se distingue des partis politiques traditionnels qui négligent cette dimension essentielle de l’être.

https://youtube.com/playlist?list=PL8qL2YhfbR-t7QpFwNsj9aabcz8fRvUTN&si=hDdLJEObSR6MR9Ap


 BILLET 6. PARTICIPER À UN SYSTÈME QUE L’ON CRITIQUE : UNE CONTRADICTION APPARENTE

Une critique revient fréquemment lorsqu’on ose critiquer le système : comment peut-on le dénoncer tout en y participant ? Cette objection repose sur l’idée que la participation vaudrait adhésion morale. Or cette assimilation mérite d’être interrogée.

À partir du XVIIIᵉ siècle, les sociétés occidentales ont progressivement basculé d’un paradigme monarchique vers un paradigme marchand. Le pouvoir a cessé d’être principalement fondé sur l’hérédité pour se structurer autour de la détention du capital. Ce déplacement a installé une logique durable de mise en concurrence des individus et d’exploitation structurelle. Il constitue la matrice de l’individualisme économique contemporain.

Dans un tel cadre, l’existence sociale suppose l’adoption de comportements adaptés aux règles du jeu. Ces comportements ne sont pas spontanément solidaires ; ils impliquent souvent une valorisation stratégique de soi pouvant prendre la forme d’un certain narcissisme ou égocentrisme. Il ne s’agit pas nécessairement d’un choix moral individuel, mais d’un effet produit par l’organisation systémique elle-même.

Cette analyse conduit à une distinction essentielle : participer à un système ne signifie pas nécessairement l’approuver. Dans des sociétés où les conditions matérielles d’existence, la reconnaissance sociale et l’intégration passent par les structures économiques dominantes, la non-participation implique un coût immédiat et souvent prohibitif. La participation devient alors une condition d’existence sociale, non une déclaration d’adhésion idéologique.

Le diagnostic, lui, demeure inchangé : le système marchand contemporain est structurellement injuste et destructeur. Il bénéficie prioritairement aux détenteurs du capital, puisque son architecture est conçue pour organiser et protéger l’accumulation et la possession. Les autres acteurs reçoivent ce qui est nécessaire pour assurer la reproduction globale du système et maintenir sa stabilité.

Il est légitime de discuter cette analyse ou d’en contester les conclusions. En revanche, assimiler la participation contrainte à une incohérence morale empêche de penser lucidement la tension centrale de nos sociétés : comment transformer un système dont il est pratiquement impossible de s’extraire individuellement ?

Selon consciences-citoYennes, la question décisive n’est donc pas celle de la pureté individuelle, mais celle des conditions collectives de transformation.


BILLET 7. OPPOSITION A TOUTE GUERRE OU « QUI SOMMES-NOUS ? »

Dans ces heures de guerre, où chaque nation s’emploie à renforcer ses armées et à perfectionner ses armes, Consciences-citoYennes rappelle une vérité essentielle : nous appartenons tous à une seule et même espèce ! 

Une espèce capable du pire — au point de détruire son propre environnement — mais aussi du meilleur, si elle choisit de s’élever. Il est temps de prendre conscience qu’aucune victoire militaire ne remplacera jamais un projet commun d’humanité.

Ce projet doit primer sur toute logique guerrière, même lorsqu’elle se prétend défensive. Car si la peur peut armer les mains, seule la sagesse peut orienter l’avenir.

La pulsion destructrice des uns ne doit pas étouffer la sagesse des autres. C’est cette sagesse, cette capacité à penser plus loin que le conflit, qui donne un sens à notre existence collective. Sans elle, survivre ne serait même plus une victoire.


BILLET 8. LA GUERRE DES ÉTATS-UNIS ET D’ISRAËL CONTRE L’IRAN EST UN ACTE TERRORISTE

L’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran doit être nommée pour ce qu’elle est : un acte de terrorisme qui doit être reconnu comme un crime de guerre. Ce constat devrait aller de soi. Pourtant, plusieurs nations européennes ont choisi de s’abstenir de dénoncer ces actions criminelles, préférant préserver leurs intérêts économiques plutôt que de défendre des principes.

Consciences-citoYennes dénonce sans détour cette politique opportuniste et ce « deux poids, deux mesures ». La démocratie ne s’impose pas par la force. Plus encore, elle ne peut prétendre être un modèle lorsqu’elle reste incomplète dans les pays qui prétendent la défendre.

Pour les peuples, la véritable priorité est ailleurs : renforcer leurs institutions afin de construire davantage de justice sociale, de respect écologique et de conscience citoYenne.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/01/les-etats-unis-et-israel-commettent-un-crime-d-agression-contre-l-iran-juge-matthew-duss-ancien-conseiller-de-bernie-sanders_6668800_3210.html?fbclid=IwdGRjcARuSs9leHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAwzNTA2ODU1MzE3MjgAAR732tU0SW6acFtaCLpXPahNFrHhE_KPU0B9dcNkIUht0GXB8TPvCiMMQu8Wdg_aem_n9uDWhIQyZosrIIDOCzhRw


BILLET 9. GUERRE & INSTRUMENTALISATION DU CHRISTIANISME

Consciences-citoYennes exprime son opposition vis-à-vis de toute utilisation du christianisme pour justifier la guerre, la domination ou la violence. Mais nous dénonçons avec la même force son instrumentalisation par des institutions qui prêchent la paix tout en accumulant pouvoir et richesses, loin des réalités sociales.

Et pourtant, l’Église catholique a une doctrine sociale qui est porteuse de principes, tels que la justice, la solidarité et la dignité humaine — des valeurs qui rejoignent notre projet politique.

L’enjeu n’est donc pas de proclamer ces valeurs, mais de les incarner concrètement à travers des actes. Car revendiquer la paix sans lutter simultanément pour la justice, c’est entériner l’injustice — et, en réalité, renoncer à la paix elle-même.


 BILLET 10. OPPOSITION A l’ÉNERGIE NUCLÉAIRE

Consciences-citoYennes se place résolument aux côtés du mouvement antinucléaire.

Le retour au nucléaire actuellement discuté dans les hautes sphères de l’État constitue une décision irresponsable et écologiquement inacceptable. Au-delà de la question énergétique, ce choix révèle une réalité plus profonde : la primauté des considérations économiques sur toutes les autres — écologiques, sociales et démocratiques.

Tant que nous refuserons de reconnaître à quel point nos sociétés sont soumises au diktat économique, nous resterons prisonniers d’un système qui, en détruisant la nature, finit aussi par nous détruire.

Une véritable alternative existe pourtant : celle de la sobriété énergétique. Mais elle suppose un changement de cap, qui implique de remettre en question la logique de concurrence économique qu’on s’impose pour être compétitif individuellement, nationalement, internationalement.


BILLET 11. DONALD TRUMP : UN PRODUIT DU SYSTÈME

Encore une fois, les propos de Donald Trump suscitent l’indignation, y compris parmi celles et ceux qui le soutenaient initialement. Pourtant, consciences-citoYennes le dit sans détour : ni ces propos ni celui qui les incarne ne sont des exceptions – ils sont le produit logique d’un système qui fabrique ce qu’il prétend ensuite condamner.

Si nous voulons vraiment mener une critique cohérente, ce n’est ni à des paroles isolées ni à une seule figure qu’il faut s’arrêter. C’est aux fondements économiques de notre système qu’il faut s’attaquer, ainsi qu’à la hiérarchie de valeurs qu’il impose.

Tant que nous accepterons que le capital détermine la valeur des choses et des êtres, nous ne pourrons pas nous étonner — ni même sincèrement nous indigner — de l’injustice, de la misère et de la destruction écologique qui frappent notre humanité commune.

Tant que nous dénoncerons les effets de ce système sans en considérer les causes, notre critique restera prisonnière de sa contradiction.


🔍 NOTRE FOCUS SUR UNE DES PAGES DE NOTRE SITE


🔗 À VOIR ET À MÉDITER


Nous te remercions pour ton attention, ta fidélité, et t’adressons nos salutations citoYennes, Consciences-citoYennes.

Parti en faveur d’une insurrection des consciences et d’une transition citoyenne

Historique des communications

Historique des communications