Nous
sommes heureux de vous annoncer que le réseau conscienceS-citoyenneS fait
peau neuve ! Il a adopté un nouveau logo, un nouveau site dont le nom
de domaine lui est propre, une adresse pour les courriels.
Nous
profitons de ce courriel également pour vous communiquer (tardivement, certes)
notre recommandation de vote à l’objet du 10 février (« Stopper le mitage ») :
OUI. Dans une société
citoyenne, le sol est perçu comme fondement de la vie et comme un présent. Il
nous offre ce dont nous avons besoin. Le sol est un bien commun et est traité
avec soin de manière appropriée. Le sol est utilisé de manière à ce que non
seulement les humains et les générations futures soient préservés, mais
également le monde environnant.
Par
ailleurs, le réseau conscienceS-citoyenneS s’engage en faveur de l’initiative
populaire « Contre les exportations d’armes dans les pays en guerre
civile ». En ce sens,
Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.
La
stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a
pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et
brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de
flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur
existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des
brutalités policières indignes d’une démocratie, que des organisations
comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.
On
ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge,
mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui
en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui
détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand
nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons
accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée
par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires.
Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de
la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne
pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.
C’est
pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron,
et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour
une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui
persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce
mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous
appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à
l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin
politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux
événements hors du commun que la France est en train de vivre.
Une
telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et
légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie
ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment
dans le cadre d’activités protestataires.
Un tel geste serait seul
en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait
retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons
pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10
décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos
concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.
Les premiers signataires
Isabelle Alonso (militante féministe, romancière)
Alain Badiou (philosophe)
François Bégaudeau (écrivain)
Juan Branco (avocat)
Stéphane Brizé (réalisateur)
Mathieu Burnel (ex-inculpé dans l’affaire Tarnac)
Annick Coupé (secrétaire générale d’Attac)
Eric Drouet (gilet jaune)
Annie Ernaux (écrivain)
Gérard Filoche (membre de la CGT, Attac, fondation Copernic)
Bernard Friot (sociologue et économiste)
Thomas Guénolé (politologue)
Eric Hazan (éditeur)
Anasse Kazib (délégué Sud Rail)
Zoé Konstantopoulou (avocate, ex-présidente du parlement grec)
David Koubbi (avocat)
Mourad Laffitte (réalisateur)
Aude Lancelin (directrice de publication Le Média)
Franck Lepage (éducateur populaire)
David Libeskind (avocat, collectif « robe noire et gilet jaune »)
Chères, chers, par cet article, le réseau conscienceS-citoyenneS souhaite se positionner explicitement en faveur des révoltes qui se déroulent, actuellement, en France. Autrement dit, le réseau invite ses membres et ses sympathisants à se rendre à Paris ce week-end ou, du moins, à envoyer des pensées positives aux révolutionnaires qui doivent être conduit par un seul mot d’ordre :
Justice sociale (égalité)
Autrement dit, une mobilisation en faveur du pouvoir d’achat est une mobilisation pauvre qui reflète un capitalisme résigné.
Maintenant, plus localement, le réseau ConscienceS-citoyenneS vous inviter à participer par votre signature au Référendum de la fiscalité et du financement de l’AVS. Pour ce faire nous vous transmettons :
En discutant l’autre soir avec quelqu’un qui n’a pas les mêmes idées que moi sur la question du sens de l’existence, j’ai pris conscience de quelque chose que je crois important et que je partage donc avec vous dans le cadre de ce réseau dédié à la conscienceS : Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses à cette question.
Celui qui trouve du sens à boire sa bière devant du foot, à discuter du dernier Tarantino ou à juste promener son chien est autant dans le juste et dans le faux que celui qui réfléchit à la philosophie ou pratique la spiritualité. Ce que je veux dire par là c’est que l’important ne se trouve pas dans la spécificité du sens qu’on donne à notre existence. L’important, c’est le fait d’amener l’autre et donc soi-même à faire l’exercice du partage sur ce sens.
Car, c’est par la confrontation des idées que chacun est conduit, dans sa spécificité propre (foot, chien, Tarantino, bière), à travailler et à préciser le sens et la valeur qu’il donne à sa propre vie. Si chacun de nous s’engageait, continuellement, à exprimer ses propres idées et valeur sur l’existence, je suis sûr que cela nous mènerait, progressivement, à des réponses qui soient des réponses universelles. Des réponses qui, du reste, se retrouvent, s’il l’on veut, à l’essence de chaque spiritualité.
En effet, chacune de celle-ci, dans son essence, exprime la nécessité de faire un avec nous-même et avec les autres. Cette unité ne doit pas, de toute évidence, prendre la forme d’une envie de convaincre l’autre, mais de l’amener, au contraire, à développer sa propre voie pour, ensuite, l’amener à prendre conscience lui-même des défauts et des qualités de celle-ci.
Finalement, l’anticaptalisme ne devrait pas, en ce sens, prendre la forme d’une contestation contre l’ordre établi, mais devrait prendre la forme d’une interrogation continue dont le but est d’amener le capitaliste à se réfléchir lui-même par rapport à l’autre.