Depuis l’ouverture du nouveau millénaire, il y a vingt ans, la fréquence des révoltes qui ont vu les forces de l’ordre confrontées à leurs financeurs s’est maintenue élevée. Je dis « financeurs » au lieu de citoyens, car il ne faudrait pas perdre d’esprit que nous finançons l’ordre qui nous matraque et nous sépare. Toute la question est ici de comprendre comment se fait-il que cet ordre reste légitime pour les policiers qui le défendent, les médias qui le propagent et pour les peuples qui le consomment ?!

En 2020, la réponse parait évidente, mais nécessite d’être réaffirmée : il y a une profonde collusion entre l’ennemi qu’on combat (c.-à-d. le monde des finances et sa logique du profit et de l’avoir) et l’ordre pour qui on travaille et qui nous représente (c.-à-d. l’État). Voilà un message à partager en 2020.

À la lumière jaune du néant, la mouche finit par s’assommer toute seule à force de fracasser son cerveau contre la transparence de la vitre… À vouloir sortir, à vouloir sortir…